Polka et Chœur
Extraits de la Chauve-Souris de Johan Strauss fils
L’opérette se situe à Vienne et se déroule pendant une nuit de folie.
Elle raconte la vengeance minutieusement
organisée du Dr Falke envers son ami Gabriel von Esenstein, qui l’a contraint,
au retour d’un bal costumé, à traverser la ville, déguisé en chauve-souris.
Référence absolue de l’opérette viennoise, La Chauve-Souris a d’abord connu de timides débuts avant de s’imposer définitivement. Elle est l’aboutissement de plusieurs années de doutes et de tâtonnements de la part de Strauss qui ne pensait pas être fait pour la voix et le théâtre. Le succès, jamais démenti, de ce tourbillon musical, lui a heureusement donné tort.
La Chauve-Souris voit le jour grâce au flair du directeur du Theater an der Wien.
Derrière le plus gros succès lyrique de Johann Strauss fils se cache un duo bien connu de l’opéra-bouffe : Henri Meilhac et Ludovic Halévy. Accompagnateurs des triomphes d’ avec La ,, La Grande Duchesse de Gerolstein, ou encore La Périchole, ils ont en effet indirectement apporté leur contribution à ce qui est devenu l’une des opérettes viennoises les plus célèbres. Tout remonte à 1872, lorsque les deux auteurs parisiens triomphent au théâtre du Palais Royal avec la pièce Le Réveillon, mettant en scène un homme du monde qui, à quelques heures de son incarcération, festoie chez un prince russe en compagnie de son futur geôlier et de quatre jeunes femmes. Meilhac et Halévy se sont eux même inspirés d’une pièce créée à Berlin quelques années plus tôt, en 1851 : La Prison, du dramaturge autrichien Roderich Benedix. Les échos du triomphe parisien du Réveillon parviennent à Vienne, en particulier à Maximilien Steiner, le directeur du Theater an der Wien, toujours à l’affût d’une bonne affiche. Steiner est convaincu qu’une fois adapté, ce vaudeville fera un excellent sujet d’opérette. Sans hésiter il en achète les droits et en confie la traduction et l’adaptation au dramaturge, Karl Haffner. Mais apparemment le travail d’Haffner n‘est pas à la hauteur des attentes de Steiner, qui se tourne alors vers le librettiste Richard Genée, qui invente l’histoire du déguisement en chauve-souris. Lequel donnera le titre de la pièce.
La Chauve-souris, œuvre
emblématique de Johann Strauss (1825-1899), fut représentée en 1944 dans
le camp de Terezín, où quelques-uns des meilleurs musiciens d’Europe
furent emprisonnés par les nazis. L’Académie de l’Opéra
national de Paris propose une nouvelle mise en scène de cette
opérette, conçue par Célie Pauthe à la lumière de cette histoire méconnue.
Près de 140.000 hommes, femmes et
enfants juifs furent internés dans le camp-ghetto de Terezin. Plus de 33.000
d'entre eux y périrent, 88.000 furent envoyés à la mort. Malgré la faim et les
maladies, une vie artistique intense s'y développa. La
Chauve-souris, opérette troublante par son tourbillon de
quiproquos et de situations cocasses, fut l’une des œuvres qui y
fut le plus représentées.
La metteuse en scène se saisit de
l’ébriété salvatrice qui anime cette musique et de l’élan de résistance
collective qu’elle a pu inspirer pour porter, avec les jeunes artistes de
l’Académie de l’Opéra national de Paris, un nouveau regard sur ce chef-d’œuvre
de l’opérette viennoise. Elle oppose le dérisoire et la légèreté à l’horreur du
système concentrationnaire et au cynisme des nazis qui encouragèrent les
musiciens juifs à monter des spectacles, parfois de grande ampleur, avant de
les déporter vers les camps d’extermination.
Sur scène, le décor s’inspire de
dessins d'artistes déportés, les meubles et accessoires évoquent le mobilier
concentrationnaire du ghetto. Des images captées à Terezín sont projetées au
cours de la représentation.
Ce spectacle a reçu le soutien de
la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Die Fledermaus (en français, La Chauve-Souris) est une célèbre opérette viennoise de Johann Strauss fils écrite en 1874. Elle fut créée à Vienne (Theater an der Wien) le 5 avril 1874.
Direction d'orchestre Carlos Kleiber.
A la base du livret, une pièce autrichienne de 1851, La Prison (Das Gefängnis) adaptée par Henri Meilhac et Ludovic Halévy en 1872 sous le titre Le Réveillon. L'œuvre retourne à Vienne où l'histoire sera transformée par Richard Genée et Karl Haffner. Strauss achèvera la partition en 42 jours.
Créée en français à Paris, le 30 octobre 1877 sous le titre La Tzigane dans une version remaniée de Delacour et Wilder, elle ne rencontrera le succès qu'à partir de 1904, dans une nouvelle adaptation de Paul Ferrier.
Plus d'info ?
https://www.angers-nantes-opera.com/la-chauve-souris
https://www.opera-rennes.fr/fr/espace-ressources-la-chauve-souris
https://www.fondationshoah.org/memoire/la-chauve-souris-de-johann-strauss
https://operavision.eu/fr/performance/la-chauve-souris-0
https://edutheque.philharmoniedeparis.fr/0780785-chauve-souris-johann-strauss.aspx?_lg=fr-FR
https://journals.openedition.org/ceg/1772
Polka
Extrait de l’opérette « La Chauve-Souris » - J.
Strauss fils
Aux gais appels de la polka,
Jamais danseuse ne manqua !
Mais comme il bat son petit cœur,
Sous l’étreinte de son polkeur !
Polkez gaiment couples mêlés,
Doigts enlacés, cheveux frôlés !
L’amour en un joyeux fracas,
Conduit l’orchestre des Polkas !
Pour vous prendre au trébuchet,
Sur l’estrade en embuscade,
Le dieu malin se cachait ;
Avec son arc pour archet.
Aux gais appels de la polka,
Jamais danseuse ne manqua !
Mais comme il bat son petit cœur,
Sous l’étreinte de son polkeur !
Polkez gaiment couples mêlés,
Doigts enlacés, cheveux frôlés !
L’amour sans bruit et sans fracas,
Conduit l’orchestre des polkas !
Chœur
Extrait de l’opérette « La Chauve-Souris » - J. Strauss fils
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Folle nuit de
plaisir ! Ce bal est
une merveille ! Jusqu’à
l’aube vermeille Contentons
tous nos désirs ! On croirait
vraiment, Loin des
ennuis, Vivre, par
tant d’attraits séduits, Un conte des
mille et une nuits C’est
charmant, amusant ! Elégant,
entraînant ; Ravissant,
éclatant ! Eclatant ! Folle nuit de
plaisir ! Ce bal est
une merveille ! Jusqu’à
l’aube vermeille Contentons
tous nos désirs ! |
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Champagne ! Orangeade ! Punch ? (prononcez Ponch) ou Glace bavaroise ! |
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Exquis, sur ma foi Un souper de roi ! Moi ! Moi ! Des sorbets par ici ! Sorbets pour moi aussi ! Grand merci ! |
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Voilà ! Voilà ! Grand merci ! |
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Quand passe
l’heure du plaisir, Le sage, au
vol, sait la saisir, Il n’a qu’un
but et qu’un désir : Le plaisir,
le plaisir ! Sans tarder
et sans choisir, Soyons ce
soir tout au plaisir ! Au plaisir,
Au plaisir ! Un seul but,
un seul désir : Le plaisir,
le plaisir ! |
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