lundi 15 septembre 2025

Apprentissage - Prononciation de la langue latine

 




Prononciation de la langue latine


Nous interprétons fréquemment des œuvres en langue latine, aussi, il est important d’apprendre à la prononcer correctement et cela commence par des règles de prononciation et de position de l'accent tonique.

Afin de préserver notre Chef de chœur de notre mauvaise prononciation de la langue latine, vous trouverez ci-dessous les explications de la bonne manière de prononcer.
Comme vous le verrez, le document reprend plusieurs fois la même chose mais expliqué de façon un peu différente.  Chacun y trouvera celle qui lui convient le mieux.

Bien séparer les syllabes lors de la prononciation :

Le speck n'étant pas au menu, pensez à bien séparer les syllabes de "qui tollis peccata".  Je suis sûre que cela fera le bonheur de Paul.

image.png


Vous trouverez ci-dessous plusieurs explications relatives à la prononciation.  Chacun choisira celle qui lui est le plus accessible.



Règles de la prononciation romaine du Latin

tirées du Liber Usualis n° 804 de l’édition de Solesmes (1956)

 

La seule vraie prononciation normale du latin, c’est la prononciation préconisée par Pie X : la prononciation romaine.  Elle diffère de la prononciation de l’italien.

La prononciation romaine n’offre aucune difficulté sérieuse à un francophone : tous les sons-voyelles, toutes les articulations ont des équivalents dans notre langue.  Il suffit d’un peu d’attention et d’exercice pour s’en rendre maître.

La qualité première d’une bonne prononciation du latin c’est l’accentuation.

L’accentuation consiste à mettre en relief chaque mot – à l’aide d’une impulsion vive, élastique, brève de la voix – tantôt la syllabe pénultième tantôt l’antépénultième, et à donner ainsi aux 4 divers éléments du mots un centre autour duquel tous viennent se grouper.

Le mot se compose de syllabes ; les éléments de la syllabe sont :

1° les voyelles et les diphtongues ayant chacune un son ou timbre propre ;

2° les consonnes qui se distinguent entre elles par leur mode d’articulation.

Voici, relativement, aux unes et aux autres, les principales règles qui sont à observer dans la prononciation romaine.

 

1.     Voyelles et Diphtongues

1.a. Voyelles

 

A, E, I, O n’ont chacune qu’un seul timbre, celui qu’on leur donne dans notre alphabet français

Exemples : alma ; bene ; ibi, oleo

Remarques :

-        E n’est jamais muet

-        E et O n’ont qu’un seul son médiocrement ouvert comme dans les mots : nef, mets, mot

Dans notre prononciation figurée, nous marquons l’e de l’accent grave pour indiquer ce timbre « médiocrement ouvert », mais il faut bien se garder d’en exagérer la valeur.

U se prononce toujours OU

Exemples : Deus meus = Dè-ouce mè-ouce (e muet dans le son en français)

Règle :

La voyelle devra toujours conserver la pureté de son timbre propre, quelle que soit la consonne qui suive.  Elle n’aura donc jamais le son nasal qu’elle a en français devant n et mb et mp.

 

Dans les exemples suivants, la voyelle doit être bien dégagée :

ta-ntum                                  a-mbo

te -nder e                                se -mper

co – nfu- nda – ntur                co- mpati

 

1.b. Diphtongues

 

AE, OE ont le son de l’e simple

Exemples :

tàe-dium = tè-dium                

poena = pè-na

 

AU, EU (et aussi EI dans les interjections) font entendre le son de deux voyelles, mais en une seule émission

Exemples :

lauda = laou-da                      

euge = èou-dje       

hei = heï

 

U prédédé de Q ou de NG conserve le son ou et forme diphtongue avec la voyelle suivante

Exemples :

Qui, quoe, quod, quam = Koui, Kouè, Kouod, Kouam

Sanguis, langueo = sa-ngouisse, la-ngouè-o

 

I semi-voyelle, c’est-à-dire employé pour J, forme diphtongue avec la voyelle suivante

Exemples :

Jam, maior, peius = iam, ma-ior, pè-iouce

 

OU et AI ne sont jamais diphtongues

Exemples :

prout, coutuntur, se prononcent pro-oute, co-ou-tountour

ait, contraire, se prononcent a-it, contra-ire

 

AY se prononce aï, d’une seule voix

Exemple :

Raymundus = Raï – moun -douce (e muet dans le son en français)

 

2.     Consonnes

Règle générale : toutes les consonnes se prononcent séparément

 

B, D, F, K, L, P, R, V et X se prononcent comme en français

 

C, devant e, i, y, oe, ae, c’est-à-dire devant les sons e et i, se prononce tch.

Exemples :

cedo = tchè-do

cibus = tchi-bouce (e muet dans le son en français)

cymbalum = tchi-mbaloum

coecilia = tchè-tchi-lia

coelum = tchè-loum

 

CC, devant les mêmes sons, se prononce ttch

Exemples :

ecce = et-tche

siccitas = sit-tchitas

 

SC devant e, i, y, ae, oe, se prononce comme notre ch français

Exemple :

Descendo = dè-chè-ndo

 

C se prononce K devant a, o, u ou devant une consonne

Exemples :

cado = ka-do

credo = krè-do

 Remarques :

1° - Gardez-vous de confondre C = tch avec SC = ch. Dites coelum = tchè-loum et non pas chè-loum.

Cette dernière prononciation constituerait un véritable barbarisme et ferait supposer que le mot s’écrit scoelum.

 2° - En latin, les sons chuintants ne sont jamais fortement « crachés » comme en français : avancez très peu les lèvres et conservez la pointe de la langue contre les dents inférieures.

 

CH se prononce K même devant e ou i

Exemples :

pulcher = poul-ke-r

machina – ma-ki-na

  

H se prononce K comme dans mihi et dans nihil et ses composés (autrefois écrits miki et nichil)

Exemples :

Mi -ki

Ni-kil

Ni-kilum

 

G devant les sons e et i se prononce dj

Exemples :

agere = a-djè-rè

agilis = a-dji-lis

 

G se prononce comme le mot « gant » en français devant a, o, u ou devant une consonne

Exemples :

Galea

Gladius

Gloria

 

GN se prononce d’une seule articulation comme dans le mot français « agneau »

Exemples :

magnus = ma-gnouce (e muet dans le son en français)

agnus = a-gnouce (e muet dans le son en français)

 

J forme diphtongue avec les voyelles u et o

Exemples :

ejus = è-ius

major = ma-ior

 

M et N, contrairement à ce qui se fait en français, s’articulent même après une voyelle et celle-ci ne se nasalise pas

Exemples :

orientis = oriè-ntis

compati = co-mpati

 

S conserve toujours sa force ; elle s’adoucit très légèrement entre deux voyelles mais NE PREND JAMAIS LE SON de Z

Exemples :

transire = tra-ncirè

Jesus = Jè-s-us

 

Ti, devant une voyelle et précédé de toute autre lettre que S, X ou T se prononce TSI

Exemples :

patientia = pa-tsi-è-ntsi-a

etiam = è-tsiam

gratia = gra-tsi-a

 

XC devant les sons e et i se prononce KCH

Exemple :

Excelsis = ek-chèlsis

 

Z se prononce DS

Exemple :

zizania = dsi-dsa-ni-a

 

*****


En tant que francophone, on pense souvent qu'il n'est pas indispensable de s'attarder sur l'alphabet latin puisque nous utilisons le même.

C'est en partie faux. En effet, l'alphabet français n'est pas une copie de l'alphabet latin. Du temps de Cicéron, on comptait 21 lettres : le J, le U, le W, le Y et le Z n'existait tout simplement pas.

Au cours du 1er siècle, les lettres Y et Z furent ajoutées généralement pour écrire les mots étrangers, grecs pour la plupart, ces deux lettres étant d'origine grecque.

 

La particularité du I et du V

Le I et le V étaient à la fois des voyelles et des consonnes. Cela dépendait des mots latins. Parfois, ils pouvaient être écrits deux fois à la suite dans le même mot et jouer la première fois le rôle d'une consonne et la deuxième fois le rôle d'une voyelle :

  • Servvs : servus,
  • Ivvenis : juvenis.

Il a fallu attendre le Moyen-Âge au 16ème siècle, pour que ces mots soient simplifiés avec l'apparition des lettres J et U.

  • Le I devient à part entière une voyelle et le J une consonne : iam devient jam,
  • Le V demeure une consonne dans tous les cas tandis que le U prend le rôle de la voyelle : vrbs devient urbs.

 

Le latin ne comporte aucun accent écrit

A l'arrivée, l'alphabet latin ressemble à l'alphabet français sans le W. Mais attention, si la prononciation est souvent similaire, il existe quelques exceptions et le latin reste une langue différente de la nôtre.

 

Prononciation

Deux règles sont absolument indispensables pour lire le latin et le prononcer de la bonne manière :

  • Toutes les lettres se prononcent. Aucune lettre muette n'existe à l'exception du H,
  • Une lettre se prononce toujours de la même façon.

 

Les différences avec le français

Il existe 11 différences de prononciation avec la langue française :

·         La lettre C se prononce toujours [k] et jamais [s] comme dans canis (le chien),

·         La lettre E n'est jamais muette comme dans poule en français,

·         La lettre G se prononce toujours [g] et jamais [j] (comme dans singe en français) : gallus (le coq), 

·         Le J se prononce [j] comme dans yack en français et jamais [j] : jam (déjà), 

·         Le M se prononce toujours [m] et n'est jamais nasalisé comme dans emporter : columba (la colombe),

·         Le N se prononce toujours [n] et n'est jamais nasalisé lui non plus comme dans éléphant : anas (le canard),

·         QU se prononce [kw] et jamais [k] : aquila (l'aigle),

·         La lettre S se prononce toujours [s] comme dans serpent et jamais [z] comme dans oiseau : mus (la souris),

·         Le U se prononce toujours [u] comme dans ours et jamais [y] comme dans perruche : ursus (l'ours),

·         Le V se prononce toujours [u] ou [w] comme dans ouistiti et jamais [v] comme dans vipère : avis (l'oiseau),

·         Enfin, la lettre Y se prononce toujours [y] comme dans buse jamais [i] comme dans mystère : orys (la gazelle).

Pour s'entraîner et entendre la bonne prononciation, voici une petite vidéo :

Vous remarquerez que le R n'est pas roulé dans cette vidéo : https://youtu.be/KTMvxRO9J7o

 

Le cas des diphtongues

Si en français, on prononce l'écriture latine Caesar comme César, ce n'est pas la prononciation originale.
Les diphtongues n'existent pas en français mais vous avez pu en rencontrer si vous avez décidé d'apprendre l'allemand, l'anglais ou l'espagnol par exemple.

Voici comment prononcer les diphtongues :

·         -ae- [aï] comme dans aequus (uni, égal) à prononcer comme "aïe" en français, où le « a » est suivi d’un léger « i » non accentué.  C’est la prononciation à privilégier pour le latin antique. 

 

Pour la prononciation française, utilisée en musique, il se prononce [e] comme dans « pré ».

Exemples :

Caesar deviendrait « Cézar » avec un son é ouvert comme dans « pré ».

Curriculum vitæ deviendrait « curriculum vit-é ».

 

·         -au- [aw] comme dans audire (entendre) à prononcer comme "haus" en allemand,

se prononce « ao », un « a » suivi d’un très léger « ou » sans insistance et se prononce comme un seul son long et n’est pas une séparation entre deux syllabes distinctes

 

·         -eu- [eou] comme dans neuter (aucun des deux) à prononcer comme "Europa" en espagnol,

 

·         -oe- [oï] comme dans poena (châtiment) à prononcer comme "boy" en anglais.

 

Cependant, dès l’époque de l’Empire romain, ce son a été monophtongué en un simple « e » long [e :].  Donc, à prononcer comme « é » long.

 

Une diphtongue vaut une voyelle longue :

-        au [au] est devenu [o:] (quoique celle-ci se soit maintenue fort tard en diphtongue, jusqu'aux origines du français),

-        ae [aɛ], -oe [oɛ] sont devenus [ɛ:] (è).


I°) Prononciation des voyelles :

• le e se prononce toujours « é » ou « è » et n’est jamais muette

 

En résumé, pour prononcer le « e » latin, pensez à l’ouverture de la bouche et prononcez le son comme le « é » dans « épervier ».

 

• le u se prononce toujours « ou »

 

II°) Prononciation des consonnes :

• le c se prononce de manière forte c'est à dire comme un « k », jamais comme un « s » Exemples : car, café

• le g se prononce de manière forte, jamais comme un « j » Exemples : gant, garage

• le t se prononce de manière forte, jamais comme un « s » Exemples : total, fatal

• le j se prononce comme un « y » Exemple : des yeux

• le ch se prononce « k »

• le s se prononce toujours « s » et jamais « z »

• le v se prononce comme un « w »

 

III°) Autres prononciations à retenir :

in se prononce comme le « in » en anglais

qu se prononce « quou »

 

Apprendre à placer l'accent tonique en latin

Comme la langue anglaise, le latin comporte des accents toniques qui peuvent changer le sens des mots.

Il est nécessaire de savoir placer l'accent tonique.

En français, vous aurez remarqué que nous n'utilisons pas d'accent tonique contrairement à une multitude d'autres langues comme l'anglais, l'espagnol, l'italien mais aussi le chinois, le coréen et d'autres langues asiatiques.

Chaque mot latin est accentué :

  • Dans les mots de deux syllabes, c'est la première qui porte l'accent tonique
    (marqué '). 'Rosa, 'cogo, 'Roma, 'rosae (la diphtongue ne compte que pour une seule syllabe),
  • Dans les mots de plus de deux syllabes, l'accent tonique est sur la pénultième (l'avant-dernière) si elle est longue comme dans co'rona. Si la syllabe est courte, l'accent tonique est sur l'antépénultième (avant l'avant-dernière) comme dans ho'minibus,
  • Certains monosyllabes sont accentués, d'autres non comme les prépositions et les conjonctions.

Une syllabe est longue si la voyelle est suivie de deux consonnes, d'un X ou si elle est constituée d'une diphtongue (ae, oe, au et parfois ui, ei).

·         'Pax,

·         'Pactum,

·         'Poena,

·         'Pauper.


Une syllabe est brève si la voyelle est suivie d'une autre voyelle ou d'un H :

·         'Puer,

·         'Puella,

·         'Veho.


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https://www.lmrl.lu/wp-content/uploads/2019/04/Latin-7e-Schnuppercours-Magnard.pdf






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https://www.gbatti-alinguacorsa.fr/latin/prononciation.htm


L'alphabet latin a été emprunté aux Etrusques qui eux-mêmes le tenaient des Grecs (pour l'histoire, l'alphabet grec a lui-même été emprunté aux Phéniciens).

On constate donc que depuis toujours chacun a emprunté à ses prédécesseurs et a ensuite adapté son système d'écriture à ses propres besoins.

L'écriture a pour objectif premier de transcrire l'oral pour en permettre la lecture. Il est donc normal qu'une langue, forcément en évolution, cherche à adapter son système de transcription.  Le G, par exemple, a été formé à partir de C pour noter un son qui n'existait pas en étrusque. Cependant, la graphie est restée stable jusqu'à la fin de l'Antiquité et même au-delà, alors que la prononciation a considérablement évolué. Il arrive fatalement un moment où la graphie ne correspond plus parfaitement à la langue parlée (ceci dit, c'est le cas du français, et on s'en accommode depuis des générations).

L'alphabet latin a lui-même évolué au cours du temps. Du temps de Cicéron, il comprenait 21 lettres (3 voyellesune semi-voyelleune semi-consonne et 16 consonnes) :

A

B

C

D

E

F

G

H

I

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

V

X

a

b

c

d

e

f

g

h

i

k

l

m

n

o

p

q

r

s

t

u

x

A partir du Ier siècle avant J.-C., on ajouta Y et Z (empruntées au grec) pour écrire les mots étrangers (grec surtout).

Les lettres K, Y et Z sont rares et ne se rencontrent dans les mots d'origine grecque.

I et V étaient considérées parfois comme une voyelle, parfois comme une consonne. La même lettre pouvait parfois être écrite deux fois successivement, une fois en tant que voyelle, l'autre en tant que consonne (SERVVS = seruus, IVVENIS = iuuenis)

Les lettres J et U ont été inventées plus tard (au moyen-âge) pour résoudre ce problème (SERVUS et JUVENIS): 

- la lettre J afin de la distinguer du I :

- le I (voyelle) est conservé devant une consonne.
- le J (consonne) est utilisé devant une voyelle : IAM devient JAM.

- la lettre U afin de la distinguer du V :

- le U (voyelle) est utilisé devant une consonne pour avoir le son [u] : VRBS = urbs devient URBS = urbs
- le V (consonne) est conservé devant une voyelle pour avoir le son [u] : VITA = uita reste VITA = vita

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

X

Y

Z

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

m

n

o

p

q

r

s

t

u

v

x

y

z

Notons que le latin ne connaît pas les sons J du français (jouer [ʒu'e]) ou du corse (casgiu [k'aʒu]) et V du français (vouer [vu'e]) ou du corse du sud (vacca [v'akka]).

A l'arrivée, c'est l'alphabet français à l'exception du W.

Le latin ne connait aucun signe d'accentuation.

Les voyelles peuvent être longues (notées āēīōū dans les dictionnaires) ou brèves (notées ăĕĭŏŭ).

Voyelle

brève

longue

Equivalent français

a

amat (il aime)

amas (tu aimes)

arme / âtre

1

legit (il lit)

legit (il a lu)

été / être

i

videt (il voit)

vidit (il a vu)

iris

2

populus (le peuple)

populus (le peuplier)

opéra / faute

u

senatus (le sénat)

route

y

lysis (la moulure)

Lysis (c'est un prénom)

lune

1  le e se prononce toujours [e] comme dans été quand il est bref.
2  le o se prononce toujours [o] comme dans opéra quand il est bref et comme dans faute quand il est long.

 

Les consonnes :

Rappelons que le latin ne connaît pas les sons J (jouer) et V (vouer) du français

Consonne

Exemple

Son en API

Equivalent français

b

barba (barbe)

[b]

bonté

c

Cicero (Cicéron)

[k] - [kikero]

cadeau

ch

pulcher (beau)

[pulkɛr]

cadeau

d

dea (déesse)

[d]

don

f

femina (femme)

[f]

fou

1

gula (gueule)

[g]

gui

2

 

[-]

hectare

j

jam (déjà)

[j] - [jam]

iode

l

luna (lune)

[l]

lune

m

mater (mère)

[m]

mère

n

bene (bien)

[n]

noix

p

pax (paix)

[p]

pire

r

rosa (rose)

[r]

rose

3

rosa (rose)

[s]- [rosa]

sable

t

terra (terre)

[t]

table

v

dives (riche)

[w] - [diwɛs]

ouate

x

pax (paix)

[ks] - [paks]

taxi 4

z

zona (ceinture)

[ʦ,ʣ,z]

zone

qu 5

qui (qui)

[kʷ] / [kw]

aquatique

gu

sanguis (sang)

[gʷ] / [gw]

jaguar

 

1 : gn se prononce comme deux lettres g puis n (pugna (combat) [pugna]) et non comme en français dans agneau [anj'o] / [aɲ'o] ou en corse dans agnellu [ãɲ'ellu] / [ãnj'ellu].

2 : le h est aspiré en début de mot. Il sert surtout à séparer deux voyelles pour éviter le hiatus (nihil).

3 : le s intervocalique se prononce quand même s, et non z !

4 : le q est toujours employé suivi de u.

5 : et non pas exact [ɛgz'act].

 

La voyelle

Chaque voyelle a une quantité : elle est brève ou longue selon qu’elle se prononce rapidement ou lentement.

Dans les dictionnaires (beaucoup), il arrive que la quantité des voyelles soit indiquée : une voyelle brève est notée ăĕĭŏŭ tandis qu'une voyelle longue est notée āēīōū.

Quelques règles permettent de savoir quelle est la quantité d'une voyelle :

- Une voyelle suivie d'une autre voyelle (en hiatus) ou d'un h est généralement brève : DEA.

- Une voyelle suivie de deux consonnes ou d'un x est généralement longue : PAX.

- Une diphtongue est toujours longue.

 

La syllabe

Une syllabe est fermée lorsqu'elle se termine par une consonne : BER, GEN, TREM. La voyelle est alors dite entravée.

Une syllabe est ouverte lorsqu'elle se termine par une voyelle : BE, GE, PA.

Une syllabe est longue, lorsqu'elle est fermée et lorsqu'elle est ouverte et contient une voyelle longue ou une diphtongue.

Une syllabe est brève lorsqu'elle est ouverte et contient une voyelle brève.

 

L'accent tonique

Pour savoir où est située la syllabe accentuée (celle qui porte l'accent tonique) dans un mot latin :

-        Les monosyllabes sont accentués sauf les prépositions et les conjonctions : REM, COR.

-  Dans les mots de deux syllabes, c'est la première qui est accentuée : MURU, PATER, FLORE, FACTU.

-    Une diphtongue compte pour une seule syllabe : CAELU = CAE-LU.

-   Dans les mots de plus de deux syllabes, l'accent est sur l'avant-dernière si elle est longue : ARGENTU, CANTARE, VENIRE, CANTATUS, BONITATE ; sinon il porte sur l'antépénultième : FACERE.

Dans le cas où l'avant-dernière syllabe est ouverte avec voyelle en hiatus avec une autre voyelle, c'est donc l'antépénultième syllabe qui porte l'accent tonique : GAUDIA, LANCEA (1er A dans les deux cas).

La seule difficulté est donc rencontrée pour les mots de plus de deux syllabes dont l'avant-dernière syllabe est ouverte, car alors il faut connaître la quantité de voyelle de cette syllabe. Il existe quelques constantes : -les infinitifs en -ARE, -IRE, les participes passés en -ATUS, les substantifs en -TATEM ont leur voyelle A ou I longue.

 

*****


https://philo-lettres.fr/latin_debutant/latin01_gen_auroraW/co/02_02_phonetique.html

Les voyelles

Elles sont au nombre de 5 : A, E (toujours prononcé fermé, comme le "é" du français), I, O, U (toujours prononcé [u], comme dans le français "jour"). Le Y, qui se prononce [ü] (comme dans "lune") se trouve dans les mots d'origine grecque, comme gymnasium.

Les voyelles peuvent être longues ou brèves. Les Romains n'indiquaient pas la longueur des voyelles ; par convention, on note aujourd'hui les voyelles longues au moyen du signe – (ā, ē...), et les brèves, au moyen du signe υ (ă, ĕ). Une longue équivaut à deux brèves.

Les diphtongues

Une diphtongue est une voyelle longue qui change de timbre au cours de son émission.

Les diphtongues du latin sont les suivantes :

  • AI, devenue progressivement AE, puis ē, et que l'on note æ. Exemple : "Cæsar"

https://fr.wiktionary.org/wiki/Annexe:Prononciation/latin

‹ ae › (diphtongue) : initialement [ae̯], puis se monophtongue en [ɛ] (e ouvert) à partir du IIe siècle apr. J.-C., confondant ainsi son évolution avec celle de ĕ (e bref).

  • EI a pratiquement disparu, devenu ī
  • OI a évolué comme AI, et se note œ. Exemple : "mœnia", la muraille.
  • AU est demeurée intacte, et se prononce [aw]. Exemple : "autem", or (conjonction) ; "aurum", or (métal).
  • OU a pratiquement disparu, au profit d'un ū
  • EU est demeurée intacte et se prononce [ew]. Exemple : "neu", ni.

Les consonnes

  • Elles se prononcent toutes, et toujours de la même façon.
  • Elles ne nasalisent jamais la voyelle qui précède : "amant" se prononce en latin [amannt].

Le B, le D, le F, le K, le L, le M, le N, le P, le S, le T, le X se prononcent comme en français.

Le C et le G restent identiques quelle que soit la voyelle qui les suit, comme dans "car" ou "gare".

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